Train à Grande Vitesse : TGV

Un des domaines dans lesquels la technique a fait le plus de progrès ces dernières décennies est celui des turbotrains et des trains à grande vitesse: cette évolution a changé la conception même du rail et des services qu’il est amené à rendre.

Du turbotrain au train à grande vitesse

La première génération des turbotrains (désignés par le sigle ETG: éléments automoteurs à turbine à gaz) est en service sur le réseau français depuis 1972. Elle est constituée de rames comprenant quatre véhicules transportant au total 188 passagers. Le groupe propulseur est mixte: moteur Diesel et turbine à gaz de 820 kW avec transmission hydraulique. Le gain de temps sur la première ligne desservie, Paris – Cherbourg, était de 1 h. La deuxième génération (RTG: rames à turbine à gaz) a été mise en service en 1973 sur les liaisons transversales Lyon – Strasbourg (gain de temps: 2 h environ) et Lyon – Nantes (gain de temps: 2 h 30 min). Elle comprend des rames de cinq véhicules transportant 280 passagers. Chaque rame est propulsée par deux turbines à gaz de 820 kW; deux turbines auxiliaires de 300 kW alimentent les servitudes et la climatisation de l’ensemble.

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Le TGV

C’est au Japon, en 1964, que le premier train à grande vitesse, le Shinkansen, entra en service, entre Tokyo et Osaka. Il parcourut les 338 km séparant les deux villes en 1 h 20 min, à une vitesse moyenne de 253 km/h. Il circule sur une voie qui lui est entièrement réservée, et chaque rame se compose de seize voitures, toutes reliées; cependant, chacune d’entre elles dispose de quatre moteurs électriques indépendants.

La troisième génération de turbotrains, le TGV (train à grande vitesse), était à l’essai en France depuis 1972. Cependant, c’est la solution de la traction électrique qui a finalement été retenue, et le TGV Sud-Est a permis, dès 1981, à 346 passagers de relier Paris à Lyon en 2 h, concurrençant ainsi très sérieusement les liaisons aériennes sur cet itinéraire, compte tenu des temps de trajet entre ville et aéroport et d’attente à l’embarquement. La vitesse commerciale atteignait 270 km/h, mais une rame de série battit le record du monde à 320 km/h en 1981. En septembre 1989, le TGV Atlantique a été mis en service commercial sur les lignes Paris – Nantes et Paris – Brest, prolongées ensuite par la branche Paris – Bordeaux; bénéficiant des avancées technologiques auxquelles l’exploitation de la ligne TGV Sud-Est ouvrit la voie, ces rames offrent un meilleur confort aux passagers, et la vitesse maximale en service commercial atteint 300 km/h.

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